Un dimanche comme les autres // Un domingo cualquiera

Un dimanche comme les autres

Un village colonial, traversé d' une rivière, lieu de rencontres et de dimanches en famille.  Empanadillas de queso de cabra, napolitanas, cervezas, papayas, pastelitos. Nous voilà installés sur un tronc d'arbre et un banc de fortune, sous quelques bambous verts. Le soleil est haut et frappe fort, mais l'air remontant du cours d'eau est rafraîchissant. Déjà de jeunes gens se baignent. Ils sont trois, ils jouent, ils s'éclaboussent les uns les autres, manquent de perdre pied et parfois d'être emportés par le courant, crient et rient tandis que leur mamita, assise sur un pneu, surveille sa progéniture d'un œil bienveillant, seulement à moitié inquiet. Une cafetière fumant sur le feu.

 

La rivière parcourt la vallée, le paysage est majestueux, fier, honorable  : l'eau vive, claire et sauvage coule entre les montagnes couleur ocre, parsemées de cactus fleuris, et au dessus de nos têtes le ciel azur, la lumière éblouissante. Sous nos pieds, pas vraiment du sable, la caillasse, des milliards de pierres noires, grises et blanchâtres. Et flottant au loin, au sommet d'une église presbytérienne, le drapeau chilien.

 

Un dimanche comme les autres.

  

Un domingo cualquiera

Un río cruza un pueblo colonial, lugar de encuentros y de domingos familiares. Empanadillas de queso de cabra, napolitanas, cervezas, papayas, pastelitos. Aquí nos instalamos en el tronco de un árbol y un banco improvisado bajo bambús verdes. El sol está alto y golpea duro, pero el aire que sube del río es refrescante. Ya los jóvenes nadan. Son tres, juegan, chapotean entre sí, perdiendo pie y a veces como arrastrados por la corriente, gritan y ríen, mientras su mamita, sentada en un neumático, observa a su progénitura con ojos mitad benévolos mitad preocupados. Un café humeante en el fuego.

 

El río corre a través del valle, el paisaje es majestuoso, orgulloso, honorable: viva, clara, el agua fluye salvaje entre las montañas de color ocre, salpicadas de cactus floridos, y encima de nuestras cabezas el cielo azul, la luz deslumbrante. Bajo nuestros pies, no es realmente arena, son cantos rodados, miles de millones de piedras negras, grises y blancas. Y flotando en la distancia, encima de una iglesia presbiteriana, la bandera chilena.

 

Un domingo cualquiera.

 

 


 

C'est le cadre parfait pour ne penser à rien, tremper les pieds, s'allonger sur le sol brûlant, fermer les yeux, laisser son corps se consommer, sentir la peau craqueler, écouter le monde tourner sans en prendre trop part. Pour cela, il faut savoir s'éloigner un peu du groupe, sans donner d'explications, et jouer un peu la solitaire.   

 

 

 

Este es un lugar perfecto para no pensar en nada, remojar los pies, tirarse en la tierra ardiente, cerrar los ojos, dejar que su cuerpo se consume, sentir las grietas de la piel, escuchar las vueltas que da el mundo sin tomar demasiado partido. Para ello, hay que aislarse un poco del grupo, sin explicación, y jugar un poco a solas. 

 

 

 


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